MANIFESTE DE LA SOUVERAINETÉ INDIVIDUELLE
(extrait du livre Pour un État Anthropocentrique, essai sur la souveraineté individuelle par Folly Teko, à paraître bientôt)
Ce manifeste politique est motivé par mon implication personnelle et artistique en réaction à la problématique suivante.
La souveraineté auto déclarée des États est une imposture.
La souveraineté individuelle de l’homme est une réalité plus complète que celle de l’État.
L’état d’être/d’existence dans sa définition commence par l’individu: je suis; tu es…
“Être” ne saurait donc se définir en dehors de l’individu. L’État est anthropocentrique.
L’État anthropocentrique, autrement dit l’individu qui ‘est’ par lui –même, est en réalité autonome par rapport a l’entité politique (l’État) dont il se trouve malgré lui le ressortissant. L’État anthropocentrique se vérifie par la volonté d’appartenir ou non à un groupe social.
D’un point de vue biologique la cellule ne dépend pas de l’organisme dont elle fait partie pour exister. Chaque cellule est autosuffisante, elle est souveraine du fait de son autonomie.
L’État en tant qu’organisme social fait croire à l’individu que ce dernier a besoin de lui pour exister. Mais le fait d’être issu d’une société ne signifie pas que celle-ci définit l’individu dans son essence.
La notion de souveraineté que l’État s’assigne de fait pour s’octroyer un droit inaliénable devient discutable. L’État existe par sacralisation d’une entité virtuelle censée représenter un ensemble d’individus. L’État est donc effet de religion.
Croire en cet État doit résulter d’une volonté consciente et active et non d’une contrainte et d’un automatisme.
La nationalité assignée à la naissance en est un exemple.
Le nouveau-né ne peut certes pas choisir son appartenance; mais une fois la conscience acquise il doit pouvoir définir qui il veut être, à quelle nationalité il veut ressortir.
La souveraineté de l’État doit donc être rendue à l’individu. Seul ce dernier est souverain. L’individu est souverain de son ethnie, elle-même souveraine de son État. Même si l’appartenance à une entité socioculturelle est le socle même de la définition de l’identité d’un individu, il n’est pas certain que son épanouissement soit garanti au sein de ce cocon culturel. Le roi mort, on tranche la gorge des vierges pour l’accompagner dans l’au-delà.
La tendance des économies internationales à la globalisation ne tient plus compte des nationalités respectives des acteurs de cette globalisation.
Que me vaut alors l’appartenance à un groupe qui n’assure pas mon développement individuel?
Humains vous disposez de votre corps; réclamez donc la pleine propriété de votre esprit: Redevenez Souverain!
Folly Teko